<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251</id><updated>2011-08-27T22:54:44.298+02:00</updated><category term='Noir'/><category term='Obama'/><category term='Métis'/><title type='text'>Dilettantrisme</title><subtitle type='html'>Coups de gueule, coups de griffes, coups de coeur, coups de foudre, coups de boule et coups du sort, bienvenue sur le ring aux cordes tressées d'une dilettante militante.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>20</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-2450162749068215605</id><published>2011-02-21T09:05:00.002+01:00</published><updated>2011-02-21T09:09:39.794+01:00</updated><title type='text'>Si (d'après Kipling)</title><content type='html'>Si tu peux en une heure voir sombrer ton pays&lt;br /&gt;Dans le chaos qu'engendre la fin d'une tyrannie&lt;br /&gt;Et lever le poing, la voix, pour changer ton avenir&lt;br /&gt;Ou si devant les armes dressées de la police&lt;br /&gt;Tu sais voir des victimes au lieu d'une milice&lt;br /&gt;Si tu peux te relever d'une ère d'iniquités&lt;br /&gt;En cherchant la justice au lieu de te venger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les sirènes de la corruption et de l'abus de pouvoir&lt;br /&gt;Ne peuvent plus t'assourdir et si tu peux les voir&lt;br /&gt;Atteindre l'esprit de ceux qui y ont intérêt&lt;br /&gt;Et ne pas pour autant céder à leurs attraits&lt;br /&gt;Si tu peux de toi-même sortir de la misère&lt;br /&gt;Sans mettre ton pays à feu et à sang&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si en étant tombé de Charybde en Scylla&lt;br /&gt;Tu survis aux séismes et au choléra&lt;br /&gt;Contre un vol de vautours qui obscurcit ton ciel&lt;br /&gt;Inlassablement, tu te bats, tu te bats, tu te bats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu n'as que des pierres pour repousser les chars&lt;br /&gt;Et qu'autour de ta terre on dresse des remparts&lt;br /&gt;Si chevillé au cœur tu sais garder l'espoir&lt;br /&gt;De retrouver un jour après une vie de lutte&lt;br /&gt;Ta fierté, ton honneur, si tu atteins ton but&lt;br /&gt;Sans laisser la rancœur pourrir ton renouveau&lt;br /&gt;Si tu sais quelque part apercevoir le beau&lt;br /&gt;Et le faire tien, enfin, dans la paix des voisins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'un des tiens peut seul, du fin fond d'un cachot&lt;br /&gt;Offrir la liberté à ses frères esclaves&lt;br /&gt;Et gagner pas à pas à force de discours&lt;br /&gt;Le cœur des nations pour retrouver le jour&lt;br /&gt;Si le pouvoir conquis tu sais le partager&lt;br /&gt;Et rendre à tous courage et dignité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si enfin en sachant la victoire acquise&lt;br /&gt;Tu peux garder vivants ceux à qui tu l'as prise&lt;br /&gt;Et ne pas t'endormir sur les lauriers nouveaux&lt;br /&gt;Qui faneraient bien vite sous l'ère du repos&lt;br /&gt;Si plus jamais un règne ne saurait t'enlever&lt;br /&gt;Le droit de vivre libre et de t'indigner&lt;br /&gt;Si tu gardes en tête que le pouvoir est tien&lt;br /&gt;Et ne cesses jamais d'en être le gardien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu seras en démocratie, mon peuple!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-2450162749068215605?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/2450162749068215605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2011/02/si-dapres-kipling.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2450162749068215605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2450162749068215605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2011/02/si-dapres-kipling.html' title='Si (d&apos;après Kipling)'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-3452708877001731151</id><published>2010-11-30T16:03:00.010+01:00</published><updated>2010-11-30T19:21:03.841+01:00</updated><title type='text'>In the Mood for Love</title><content type='html'>C'était un soir de novembre, nous avions décidé de célébrer nos amours et nos bonheurs. Nous trois, Thomas, Aurélien et moi, et vous tous, nos familles, nos amis, nos aimé(e)s.&lt;br /&gt;La fête a laissé dans les mémoires les couleurs floues des rires, des rencontres, de la musique, des étreintes. Ce soir-là, plus que jamais, les fées ont soufflé sur le berceau de nos amours grandissantes et le vent a dispersé leur don sur tous nos invités.&lt;br /&gt;Dans l'effervescence, nous avons cependant oublié, laissé de côté, le symbole célébré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous trois. Eux deux, que je voudrais vous présenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des mois de lutte, j'avais perdu mon père. J'ai trouvé auprès des amis la chaleur du réconfort et de l'autre côté de l'océan, mon cœur avait battu, à nouveau. J'étais prête à recevoir la vie qui m'attendait. Elle s'est présentée un soir de juillet et portait le doux nom de Thomas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une soirée m'a suffit à savoir qu'il était celui que j'avais attendu et espéré. Le brio, l'intelligence pétillante, l'humour des mots, la tendresse au bout des doigts, le velours dans le regard, déjà ce premier soir, je l'aimais.&lt;br /&gt;A travers les quelques mois de passion, la fuite, le retour, une année entière de chaos, rien n'altérait cette évidence. Cet amour-là ne dépendait pas de sa réciprocité. &lt;br /&gt;Et puis, magie, il s'est décidé. Il prendrait le risque de vivre enfin.. à mes côtés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première pierre de l'édifice, la plus solide, nous l'avons baptisée : Liberté.&lt;br /&gt;Nous voulions nous aimer librement et nous offrir mutuellement la liberté d'aimer ailleurs, différemment.&lt;br /&gt;Notre contrat portait un nom, polyamour, et d'autres que nous marchaient déjà sous sa bannière. Nous nous sommes joints au mouvement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première rencontre avec les polyamoureux fut aussi l'occasion de mon premier échange avec Aurélien. Conversation muette de regards qui se croisent à travers les rires. Sa seule présence assourdissait les sons, tamisait les lumières, son silence et son regard suffisaient à le faire exister.&lt;br /&gt;Après quelques semaines de timides approches, Aurélien et moi nous sommes finalement trouvés. Notre première nuit me laissa hébétée de bonheur, de passion, de sensualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite, j'annonçais à Thomas que nous serions trois, désormais. &lt;br /&gt;Aurélien m'a ouvert grand les portes de son cœur et de sa vie avec une déconcertante simplicité. Nos vies s'emmêlent, s'enchevêtrent, fusionnent dans nos passions partagées, la musique, la radio, la photo, dans les paradoxes de nos personnalités, la douceur, la force, l'orgueil, l'humilité, la jalousie, la générosité ; nous descendons chaque jour un peu plus loin en nous-mêmes. Tout sous l'œil d'Aurélien gagne en intensité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un an plus tard, aujourd'hui, voici mes amours, Thomas et Aurélien. &lt;br /&gt;Chacun d'eux a su cultiver à sa façon les jardins mitoyens. Pour mon bonheur et ma sérénité, ils se sont tout d'abord toléré, puis apprécié. Leur relation aujourd'hui est d'une discrète mais sincère complicité. Chacun d'eux est à la fois source et cascade, chacun d'eux à son tour m'apaise et me bouleverse. A chacun d'eux, j'offre tous les jours mon temps, mon énergie, ma plus profonde admiration et tout mon amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas et moi nous sommes placés sous la très officielle protection de la "Grosse Marianne". Il est mon compagnon, le ciment de ma vie, le père que je désire pour mes enfants, mon amour.&lt;br /&gt;Aurélien, privé par nos choix de statut officiel, n'en est pas moins près de moi, chaque jour. Il est mon inspiration, mon souffle, mon refuge, mon amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous tous qui avez partagé cette soirée de fête avec nous, vous qui n'avez pu être présents qu'en pensée, vous qui nous faites aux uns et aux autres le cadeau de votre amitié, vous qui n'êtes plus là pour vous en réjouir mais qui n'avez jamais quitté nos pensées, vous enfin, dont le scepticisme n'entache pas la bienveillance, &lt;br /&gt;Sachez que nous sommes heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-3452708877001731151?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/3452708877001731151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/11/in-mood-for-love.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/3452708877001731151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/3452708877001731151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/11/in-mood-for-love.html' title='In the Mood for Love'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-5543363334425469690</id><published>2010-05-02T14:36:00.004+02:00</published><updated>2010-05-02T15:39:15.597+02:00</updated><title type='text'>Tous voiles dehors</title><content type='html'>Oyez, oyez, bonnes gens! Voici la dernière hypnose du gouvernement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire commence il y a quelques années, lorsqu'une nuée de Batman voilés s'est abattue sur notre bonne vieille Fille Aînée de l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Femmes d'émirs dépensières ? Afghanes échappées de Kaboul ? Laiderons complexés ?&lt;br /&gt; Que nenni ! Dans l'immense majorité des cas, de bonnes filles bien de chez nous avec des prénoms comme Anne ou Laetitia, qui se sont entichées d'un boucher halal mal fagotté et ont célébré ça en s'offrant un bel abat-jour noir tout neuf. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille rebelle du XXIe siècle ne se fait pas tatouer des corbeaux sur les joues, elle ne se fait pas percer des trous aux endroits les plus improbables, elle ne s'envoie pas en l'air avec tout le quartier (c'était le bon temps!) pour emmerder ses vieux parents réacs, non, la rebelle d'aujourd'hui se convertit à l'islam sans avoir jamais lu (ou compris) le Coran, se trouve fissa un type à épouser, de préférence avec écrit "Kamikaze power" sur son kieffieh, et s'enfouit intégralement sous un linceul noir charbon qui fait peur aux enfants. &lt;br /&gt;C'est sûr qu'ils sont pas prêts de lui remettre la main dessus, les darons! Tu les imagines errant dans la ville, cherchant leur fille avec une photo en disant : "vous reconnaissez ces yeux? faites un effort!" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'eût été le combat des femmes d'ailleurs contre les obscurantismes qui les considèrent comme des "objets impurs qui risqueraient de souiller le regard des hommes chastes et vertueux", la menace de lapidation ou de fouet pour "tenue indécente" encourue par celles qui en d'autres terres osent porter le pantalon, elle seraient presque drôles ces sottes, à revendiquer une liberté vestimentaire qui symbolise l'anéantissement de la liberté et ce au nom de la liberté de culte.. ou du droit des femmes..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles sont utiles, surtout, quand leur voile noir se transforme en chiffon rouge qu'agite frénétiquement le gouvernement pour détourner l'attention des électeurs de ce qui les inquiète vraiment : leur présent, leurs emplois, leurs salaires, leur futur, leurs retraites, la garde de leurs enfant, leur éducation, le toit sur leurs têtes, la nourriture dans leurs assiettes.. considérations triviales que tout cela! Ce sont des filles voilées qu'il faut avoir peur, on vous dit! D'ailleurs, on va faire une loi, là, tout de suite, parce que le chiffon rouge brûle, parce que la dignité de la France l'exige. La burqa, c'est caca, le tchador, dehors!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il y a de bien avec les clichés c'est que vous soulevez une pierre, il y en a douze qui sortent. Alors bon, comme les électeurs, malgré tous les efforts de MM. Hortefeux, Besson et consorts, n'avaient pas l'air plus affolés que ça de voir des filles paumées se déguiser en chauve-souris, on est allés chercher dans les keffieh des maris qui sont sûrement infestés de poux, comme chacun sait !&lt;br /&gt;Et il en est des femmes voilées comme des clichés, on soulève un keffiehh, il y en a douze qui sortent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! En voilà un sujet qu'il est beau et qu'il fait peur! &lt;br /&gt;La POLYGAMIE, Mesdames et Messieurs! Figurez-vous que des arabes qui veulent épouser Belphégor, y'en a pas des masses, du coup, les filles rebelles, elles finissent toutes avec le même ! Sauf que bon, la polygamie en France, ben c'est interdit. Donc il en épouse une et il fait des autres ses "maîtresses", leur fait des enfants, les entretient (bon, sauf qu'un salaire de boucher pour 4 familles, c'est un peu juste alors la CAF met au bout) et ça fait la Rue Michel!&lt;br /&gt;Et là, c'est le drame! &lt;br /&gt;Parce que ce mec, là, avec ses familles au goût vestimentaire douteux, en quoi il est différent de Mitterrand, dites-moi ? Pas le même standing, je vous l'accorde, et visiblement plus vaillant, mais enfin, envisager de déchoir un français de sa nationalité parce qu'il a procréé hors cadre légitime et qu'il assume, c'est l'hôpital qui se fout de la poutre, non? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici maintenant qu'il est question de qualifier un délit de "polygamie de fait" et là, je dis "Hola! Bijou!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on protège les institutions, fussent-elles archaïques comme le mariage, c'est une chose, mais légiférer sur le lien de fait entre adultes consentants, ça devient du délire! Et pour le coup, les électeurs, il leur reste quoi une fois qu'ils ont perdu leurs emplois, leurs salaires, leurs retraites et qu'en plus on &lt;br /&gt;RE-PENALISE L'ADULTERE ?? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de ce gouvernement, c'est qu'à force d'agiter un chiffon rouge juste devant son intimité, il va se faire émasculer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-5543363334425469690?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/5543363334425469690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/05/tous-voiles-dehors.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/5543363334425469690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/5543363334425469690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/05/tous-voiles-dehors.html' title='Tous voiles dehors'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-879654381889433564</id><published>2010-04-03T12:57:00.005+02:00</published><updated>2010-04-03T13:21:52.961+02:00</updated><title type='text'>Un voyage à Cythère</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Du Radeau de la Méduse au Bonoboat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Drame en 3 actes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Personnages &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5z7lFk0YSsE/S7ckP-b-TKI/AAAAAAAAAAU/j0_uXrF7kBk/s1600/Shortbus.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 297px; height: 192px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5z7lFk0YSsE/S7ckP-b-TKI/AAAAAAAAAAU/j0_uXrF7kBk/s320/Shortbus.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5455869330459610274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Acte 1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vendredi soir de mars, mes amours et moi avons entrepris un périlleux périple à bord de notre Shortbus d'apparat afin de rejoindre quelques polys de nos amis dans d'hostiles plaines orientales.&lt;br /&gt;Après de longues heures de route, nous arrivâmes fourbus mais heureux de l'accueil chaleureux de nos hôtes sur la scène flottante de cet épique aventure (pléonasme redondant, je sais, mais elle mérite tous les superlatifs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souvenir de notre première rencontre bisouteuse avec l'équipage nous avait à tous laissé espérer un délicieux week end de luxe, de calme et de voluptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un de mes amoureux avait affiché l'ambition de monter à l'assaut d'une charmante autochtone. Forte d'avoir su "communiquer avec amour", j'envisageais cette perspective avec une relative sérénité.&lt;br /&gt;Mais déjà le drame se jouait sur un autre front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que mon autre amour aussi nourrissait des espoirs d'une chasteté douteuse à l'endroit de notre hôtesse (et je l'appris plus tard, à l'envers de notre hôte). Sauf qu'au fait de mes premières craintes quant aux amours naissantes de mon autre trésor et inquiet de ma réaction face à cette nouvelle configuration, il avait omis de m'en faire part, attendant le pied du mur pour m'informer de son escapade.. à deux pas de mon lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tremblante de colère et, je l'avoue volontiers, d'une jalousie que n'aurait pu apaiser, s'il avait été temps, qu'une longue discussion ponctuée de câlins, je montai sur le pont confier mes tourments à l'aube naissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le décor est posé, l'intrigue prend tournure et déjà sonne à nos oreilles la question dont la réponse se fera attendre tout un week end d'hiver :&lt;br /&gt;"Mais qu'allions nous donc faire dans cette galère?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Acte 2&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Scène 1&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sur le pont du bateau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je couchais sur le papier mes pensées sombres (à poil sous mon manteau et en charentaises.. en Alsace.. en mars.. il neigeait ! folle dingue!), je fus rejointe par notre hôtesse toute penaude du séisme involontairement déclencé et dûment armée d'une bouteille de jus d'orange et d'un paquet de clopes (truc à retenir pour qui voudrait me corrompre).&lt;br /&gt;Je la rassurai bien vite sur l'objet de mon ire. Elle ignorait tout de mon ignorance des projets de mon maladroit à son égard et n'avait été que la circonstance de la découverte d'un sérieux problème de communication.&lt;br /&gt;Nous profitâmes de ce matutinal moment d'intimité pour tenter de démêler les fils de sa vie pour le moins tourmentée.&lt;br /&gt;Puis nous redescendîmes parmi les endormis, riches l'une et l'autre d'une nouvelle amie, afin de préparer le petit déjeuner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène 2&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Déjeuner en ville&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit litres de café plus tard, une fois nos hommes levés, nous étions prêtes malgré la nuit blanche à affronter une journée dont le programme ouvrait encore une fois la porte à toutes les fenêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bonne douche -allongée trois fois par la présence de mon Maladroit- m'ayant temporairement rassérénée, nous grimpâmes de nouveau à bord du fidèle Shortbus en quête de la toute puissante Reine des dieux de cette vallée.&lt;br /&gt;Malgré les tensions sourdes, nous partageâmes dans une relative gaieté une vache et des patates, amplement méritées.&lt;br /&gt;L'honneur de cette rencontre était attendu de longue date et la Reine des dieux éclaira cette fraîche journée de son sourire radieux et de ses conseils avisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est néanmoins fort las que nous nous reprîmes la route vers notre frêle esquif afin d'y prendre un court repos et de préparer corps et esprits à la prochaine soirée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène 3&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sur le pont (bis)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour sur le bateau, malgré le poids écrasant de la fatigue et du chagrin mal éteint, je décidai de retenir mon Maladroit afin de venir à bout du malaise lancinant qui me tourmentait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, une petite digression s'impose sur ma façon toute personnelle de réagir aux évènements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis ce que j'appellerais une "hyper-communicante". Je suis consciente que ma perception des actions des autres ne correspond pas toujours à la réalité de leurs intentions, tout particulièrement lorsque ces actions me font souffrir.&lt;br /&gt;J'éprouve un besoin irrépressible de comprendre les raisons de ma peine, je cherche tous les moyens, l'écriture, la parole, la musique, etc.. de savoir ce qui me blesse dans le comportement d'un être cher. Une fois que je pense avoir trouvé un commencement de réponse, je dois absolument en parler avec cette personne. Mon chagrin et ses manifestations sont aussi sujets à interprétations erronées que les actions de tout un chacun et il me faut d'une part les expliquer, d'autre part m'assurer que celui qui m'a blessée sache le pourquoi et le comment pour lui laisser une chance de ne pas reproduire le comportement blessant. Je peux revenir encore et encore sur un sujet (au risque, j'en ai peur, d'en devenir insupportable), aussi longtemps que de nouvelles clés de compréhension se font jour.. et tant que le malaise persiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de digression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici en l'occurrence, l'objet de mon tourment tel que je l'ai présenté alors à mon amoureux (et enrichi de réflexions ultérieures).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, quoique j'aie su qu'une correspondance était engagée entre mon amour et notre hôtesse depuis quelques semaines, rien dans ce qu'il m'en disait ne laissait entendre qu'il se fut agit d'autre chose que d'une amitié naissante. L'une des plus belles qualités de cet homme étant son exceptionnelle capacité d'écoute et d'empathie, j'étais heureuse qu'une autre y trouve le même réconfort que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai compris que l'échange amical s'était mué en idylle qu'à l'instant où il m'exprimait son désir de dormir auprès d'elle. Le choc que je reçus sur le moment s'explique de plusieurs façons.&lt;br /&gt;J'ai eu le sentiment d'être tombée dans un traquenard : Chacun de mes amoureux était donc venu retrouver une belle.. je n'avais été que la fournisseuse de Shortbus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le savoir avant de partir aurait-il changé nos plans ? Sincèrement, je ne le pense pas. J'aurais simplement eu l'impression d'avoir le choix de refuser.. et donc de consentir librement et en toute conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment interpréter le silence de mon amoureux quant aux espoirs qu'il concevait vis à vis de notre hôtesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici encore, on note le gouffre qui sépare ma perception de ses intentions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, ce silence était le signe qu'il doutait de ma capacité à accepter une situation qui est pourtant la base de notre relation, à savoir le fait qu'il éprouve des sentiments pour d'autres. Cela signifiait aussi qu'il était capable de me cacher des informations importantes pour éviter d'avoir à s'en expliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui, il ne pouvait pas m'annoncer à l'avance ce qui n'était qu'une éventualité à ses yeux. Il ignorait la façon dont se concrétiseraient ces approches virtuelles et ne se sentait pas capable de formuler ce dont il n'était pas sûr.. craignant sans doute de voir ses espoirs anéantis du simple fait de les avoir exprimés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois ce point éclairci, il nous restait encore à trouver le moyen de sortir de l'ornière.&lt;br /&gt;Il n'était pas question pour moi qu'il renonce à vivre la relation qu'il espérait. Non seulement je comprenais son désir et sa tendresse pour notre délicieuse hôtesse, mais encore étais-je réellement heureuse que ses sentiments soient partagés.&lt;br /&gt;Et puis c'eut été trop facile ! Il n'est pas dans ma nature d'opposer un quelconque veto à l'amour de mes amours.. c'est contre ma religion !&lt;br /&gt;Il lui faudrait donc réussir la prouesse, tout en s'abandonnant à son ivresse, de trouver les mots et les gestes qui me rassureraient et me rendraient la confiance en sa sincérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci ayant été dit avec force larmes et maladresse de ma part, nous restâmes sur ces bonnes résolutions et redescendîmes bras dessus, bras dessous rejoindre nos amis encore tout ensiestés dans le chaleureux giron de notre embarcation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène 4&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Six poly sur un bateau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi s'était déroulé sans incident notable, voire même dans une légère effervescence, dans l'attente de la soirée prévue.&lt;br /&gt;Le dîner au restaurant fut pour le moins agréable et les regards coulissants laissaient présager une issue.. pluriellisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour sur le bateau, l'ambiance était aux chandelles, à la musique douce, au champagne et aux épices. L'ivresse à mesure qu'elle faisait briller les yeux commença à rapprocher les corps.&lt;br /&gt;Les consciences étaient sereines, mais l'inconscient en embuscade n'attendait que son heure pour un nouveau sursaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les corps blancs enlacés dans leur nudité la plongèrent dans le noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De langoureuse, l'atmosphère se fit d'un coup pesante. L'une se relevant doucement du choc, l'autre s'abandonnant à sa frustration. Mon Maladroit et moi tentâmes une médiation. Les blessures amoureuses font parler une langue étrange qui demande quelques fois les services d'un interprète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me trouvai quant à moi rassérénée de voir mon autre amour dans les bras de sa nouvelle belle. Deux d'entre nous au moins seraient heureux ce soir et au milieu de toute cette agitation, je découvrais enfin le sens de "compersion". Ils disparurent discrètement et ne se manifestèrent plus qu'au paroxysme de leur plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux quatre restés à quai, nous passâmes encore la nuit en paroles, à la recherche sinon du consensus, du moins de la compréhension.&lt;br /&gt;Au petit matin, je cédai aux injonctions de Morphée qui me tendait les bras et partis me coucher, laissant derrière moi ceux qui avaient encore tant à se raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Acte 3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène 1 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Six poly sur un bateau (bis)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La nuit avait feutré de son obscurité les conversations qui devaient se tenir. Ce sont des corps groggy par le manque de sommeil mais des âmes apaisées par le dialogue renoué que le matin brumeux vint timidement cueillir.&lt;br /&gt;Malgré un solide repas et de nouveau des rires, une armure encore devait se fissurer.&lt;br /&gt;L'insouciance n'est pas un vaccin imparable aux tempêtes du coeur, mais l'amour et la tendresse savent sécher les pleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier récif passé, le bateau flottait encore. Le temps reprit son vol et aux heures propices, subtilement, à nouveau, les regards coulissèrent, les pensées, les envies, se firent plus légères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un éclair de peau blanche, une serviette qui glisse, le signal est donné des délices de Cythère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scène 2&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sur la route du retour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier baiser à notre hôtesse, un dernier regard à l'abri de nos aventures et mes amours et moi reprîmes le chemin des frimas parisiens à bord de notre fidèle Shortbus.&lt;br /&gt;Un arrêt sur la route s'imposa pour épancher les larmes qui embuaient le regard (et gênaient la conduite) de mon Maladroit. Le trajet du retour se fit sans encombres.. sans paroles ou presque, aussi ; chacun trouvant en soi-même un peu de silence et de paix... ou pas.&lt;br /&gt;La nuit était déjà bien entamée lorsqu'enfin nous rendîmes nos corps fourbus et nos âmes cabossées au sommeil réparateur qu'ils réclamaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions survécu au week end de tous les dangers, évité le naufrage, redessiné les cartes et forcément, en arrivant au port, nous avions changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RIDEAU.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-879654381889433564?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/879654381889433564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/04/un-voyage-cythere.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/879654381889433564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/879654381889433564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/04/un-voyage-cythere.html' title='Un voyage à Cythère'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5z7lFk0YSsE/S7ckP-b-TKI/AAAAAAAAAAU/j0_uXrF7kBk/s72-c/Shortbus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-1725023564401342085</id><published>2010-03-03T14:57:00.002+01:00</published><updated>2010-03-03T15:26:06.800+01:00</updated><title type='text'>Giboulées</title><content type='html'>Le problème quand on n'a rien posté depuis plus de deux mois, c'est qu'on a tant de choses à raconter qu'on ne sait plus par où commencer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'identité nationale? &lt;br /&gt;Ou comment avoir honte de son pays et de ce qu'en fait son gouvernement. Une grosse envie de rendre son passeport et de préférer l'apatridie à la nationalité discutable. (Une bonne envie aussi de jouer au bowling avec la tête de certains ministres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le séisme en Haïti ? &lt;br /&gt;Ou comment trembler avec la Terre pour la vie de ceux que l'on connaît si peu, mais tellement déjà. Voilà bien longtemps que je n'avais pas pleuré devant ma télé. Voilà bien longtemps aussi qu'un ami ne m'avait pas inspiré l'admiration qui me fait un orgueil de ton amitié, ECP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Saint Valentin ? &lt;br /&gt;Solitaire, l'an dernier, pléthorique cette année. Avec une fête, des rires, des baisers, de nouveaux gens à aimer. Et puis pouvoir fièrement servir à mon aimé un peu de la mémoire de mon Papa pour le dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amours doubles aussi, qui croissent et embellissent. &lt;br /&gt;Se trouver à nouveau dans le sens du courant après s'être obstiné à ramer contre le vent. Et voir l'amour nouveau s'enraciner dans son évidence et résister, lui aussi aux premières turbulences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L"Amour" à la télé ? &lt;br /&gt;un microévènement qui a eu le mérite de me faire rire et de m'attirer des regards de biais dans le métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon travail sur les trans, ou la reconnaissance d'un métier qui longtemps m'a tenue pour quantité négligeable et qui désormais s'aperçoit que je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les anniversaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un an environ, j'ai tourné les talons, bien décidée à m'en tenir à ma détermination et j'ai fui avec toute la dignité dont j'étais capable ta trop douloureuse valse hésitation. S'en sont suivis trois mois dans le noir, sans ta lumière et sans tes bras. Tu m'es revenu depuis et tu t'es installé, pas à pas, dans ma vie. Et je suis bien consciente que ton absence d'aujourd'hui ne dure que le temps que durent les vacances.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et puis le 3 février, nous aurions fêté les 60 ans de mon Papa.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-1725023564401342085?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/1725023564401342085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/03/giboulees.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1725023564401342085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1725023564401342085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2010/03/giboulees.html' title='Giboulées'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-472059527540849065</id><published>2009-12-27T22:16:00.004+01:00</published><updated>2009-12-28T00:27:50.448+01:00</updated><title type='text'>Noëls pluriels</title><content type='html'>Si ma vie a jamais eu un quelconque intérêt "[é]romanesque", elle a atteint cette semaine son paroxysme de bonheur étrange et "blogogénique" (oui, c'est noël, je m'offre des mots..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fêtes de Noël sont un défi d'organisation, notamment pour les familles nombreuses, les recomposées, les couples, à peu près tout le monde, en fait.. &lt;br /&gt;Organiser ses réveillons lorsqu'on vient d'une famille nombreuse et qu'on a deux amoureux, ce n'est pas multiplier par trois la difficulté, c'est l'élever au cube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, la Belle Amazone me proposait quelques heures de détente dans un petit hammam naturiste et mixte du Marais. En compagnie de l'Eau Qui Dort (fort opportunément atteint d'une maladie qui l'empêchait d'aller au boulot mais pas au hammam), la journée défila dans la vapeur, les remous, les douces caresses, la complicité, d'un un écrin de chaleur au milieu de l'hiver. Le goûter au Loir, l'amitié naissante, l'amour partagé, les regards échangés, laissèrent sur toutes les lèvres le goût du délicieux inattendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi, j'accompagnai l'Eau Qui Dort en Normandie à la rencontre de son père et sa famille. Je suis toujours émue d'un voyage en amoureux. Prendre le train ensemble, explorer ensemble de nouveaux lieux, contempler de nouveaux paysages, rencontrer ceux qui comptent, ouvrir une des fenêtres de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi, je rentrai tout droit chez l'Homme où je passai l'après-midi à m'ébattre joyeusement dans sa cuisine, bien décidée à impressionner toute sa famille qu'il réunissait chez lui le soir même pour réveillonner. C'est cette famille débordante d'amour qui était impressionnante. Leur accueil chaleureux, la complicité de sa sœur, la pudeur tendre et bourrue de son père, la bienveillance de la "grand-mère adoptive", le rire de son beau frère, et sa nièce de 14 jours à peine qui s'endort dans mes bras.. et planant sur moi, le regard fier de l'Homme, sa tendresse, sa confiance, ont fait de ce réveillon un des moments les plus émouvants que j'aie vécus cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi, c'était au tour de l'Homme de me suivre au déjeuner familial, de rencontrer ma mère et ma sœur, de voir l'endroit où j'ai grandi, encore tellement chargé de la présence de mon père. Enfin, l'après-midi et la soirée nous offrent un rare et précieux moment dans notre bulle d'amoureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, mon noël familial officiel ayant lieu dimanche, je suis relativement en retard sur ma course aux cadeaux. La date a l'avantage de m'épargner les hordes de consommateurs dans les magasins, et c'est au bras de l'Eau Qui Dort que je me lance dans ma quête. Je me laisse par moments distraire de mon objectif et m'autorise quelques détours. On sous estime souvent l'intérêt érotique des cabines d'essayage des boutiques de lingerie.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, en famille :&lt;br /&gt;" Tu as fêté noël dans leurs deux famille? &lt;br /&gt;Oui.&lt;br /&gt;Là, ça devient étrange&lt;br /&gt;Oui."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est étrange, et beau, et doux que d'aimer et être aimée deux fois. &lt;br /&gt;Mes amours m'ont fait vivre ces derniers jours comme dans un rêve... en mieux ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeux Joyeux Noël.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-472059527540849065?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/472059527540849065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/12/noels-pluriels.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/472059527540849065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/472059527540849065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/12/noels-pluriels.html' title='Noëls pluriels'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-7963910183655977878</id><published>2009-12-18T01:33:00.002+01:00</published><updated>2009-12-18T01:42:56.500+01:00</updated><title type='text'>Le coup de la panne</title><content type='html'>C'est le paradoxe de la plume : plus votre vie est riche, en émotions, en sensations, en nouveautés, en aventures extraordinaires, en amis, en amours, en changements, en bonheurs (liste non exhaustive), bref, plus vous avez de choses à raconter, moins vous vous en sentez capable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce dû à une subite et inattendue augmentation des oreilles amies, peut-être à l'urgence de vivre, peut-être aux tribulations chrono-phages du cœur, peut-être aussi un peu à l'envie de garder jalousement pour soi les beautés de sa vie..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que depuis Toi, et Toi, et Toi, et Nous, Nous Deux, Nous Trois, Nous Tous, ma plume est sèche et stérile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant je voudrais crier vos noms à tous, vous mes bonheurs, pour prouver au monde qu'il sait être beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-7963910183655977878?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/7963910183655977878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/12/le-coup-de-la-panne.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/7963910183655977878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/7963910183655977878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/12/le-coup-de-la-panne.html' title='Le coup de la panne'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-2059380621038111460</id><published>2009-11-28T00:30:00.006+01:00</published><updated>2009-11-28T12:00:16.749+01:00</updated><title type='text'>November rains</title><content type='html'>Je vis parfois des mois à thèmes, des mois où tous les évènement se joignent et s'entrecroisent selon un schéma qui n'apparaît qu'une fois le thème révélé.&lt;br /&gt;Ce mois de novembre s'est déroulé comme après une grosse averse, le torrent creuse son sillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premiers jours, je tombai sous le charme d'une Eau Vive. J'étais hypnotisée par la majesté de ses volutes, par la fluidité avec laquelle elle roulait sur les rochers, par le son haut et clair de son rire et l'éclat brillant de ses prunelles. &lt;br /&gt;Ce soir-là, l'Eau Vive était accompagnée de sa discrète amie, la Brise d'un Soir d'Été, dont le sillage au parfum de vanille ressemble à la caresse que n'ose pas sa timidité. Cette rencontre me laissa toute rêveuse devant la variété des beautés de la nature.&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, l'Eau Vive décida de réunir les éléments amis au foyer de la Braise afin d'y célébrer une nouvelle révolution.&lt;br /&gt;Après avoir dûment festoyé et vu partir les derniers convives, restaient encore l'Eau Vive, la Brise d'un Soir d'Été, la Terre en invitée et la Braise en son âtre, prêts à répondre à l'appel de la volupté.&lt;br /&gt;Se laissant aller à la douceur de la nuit, l'Eau Vive entreprit de faire de la Terre son lit, tandis que la Braise ravivait ses flammes au souffle de la Brise. &lt;br /&gt;Dans le tourbillon  des éléments, de douce, la nuit se fit brûlante et humide, la flamme, l'eau, l'air et la terre s'unissant dans une danse à faire pâlir les étoiles.&lt;br /&gt;Ce n'est qu'à l'aurore naissante que Morphée laissa l'Eau Vive s'apaiser, bercée par la Brise et la Braise à nouveau se blottir au creux de son foyer de Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais nous n'étions encore qu'au début du mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une semaine, redevenus humains, c'est l'âge avancé de l'Homme que nous célébrions. Tout à la chaleur du flot continu des amis, l'Homme n'y vit que du feu lorsqu'un tsunami à démonter les portes apporta la joie indicible des belles surprises que l'amour inspira et que l'amitié permit.&lt;br /&gt;Et c'est bien une larme qui perla à mon œil en voyant le bonheur dans celui de mon Homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire, encore une fois eût pu s'arrêter là, mais nous n'étions pas encore à la fin de ce mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir, j'attrapai froid. Aimer rentrer à pieds sous la pluie de novembre est à ce prix, parfois. La fièvre et la musique ayant eu raison de projets une fois de plus aquatiques, j'aurais pu me résigner à rester au sec. C'était sans compter la visite de l'Eau Qui Dort. &lt;br /&gt;L'Eau Qui Dort est un lac, du moins je le croyais, dans lequel j'avais déjà plongé des yeux rêveurs. Sa surface paisible absorbe les images et les sons et vous rend en échange un reflet sublimé.  L'Eau qui dort m'offrit de soulager mes maux et un bouquet de roses plus tard, fit honneur à sa réputation. De ce miroir lisse surgit une montagne au sommet de laquelle je me trouvai juchée. Son flux et son reflux me laissèrent épuisée et dans un cri, enfin, mes douleurs envolées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous écris ce mot au retour d'une soirée où une enfant de cinquante ans me ramenait aux bras de mon père en faisant pleuvoir sur toute une salle les perles de sa voix de cristal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois de novembre n'est pas encore tout à fait terminé et je m'en vais retrouver la douce chaleur de mon cher Embrasé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-2059380621038111460?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/2059380621038111460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/11/november-rains.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2059380621038111460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2059380621038111460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/11/november-rains.html' title='November rains'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-1517829893420042033</id><published>2009-11-04T20:33:00.006+01:00</published><updated>2009-11-04T22:20:38.061+01:00</updated><title type='text'>Maelström</title><content type='html'>J'adore ce mot.. il est imbitable (on dit ça en radio), avec sa diphtongue, son tréma et toutes ces consonnes au milieu, un gros bordel en "lstr".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie du moment aussi, c'est un gros bordel en "lstr".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a l'Éternel Voyageur qui revient de ses tribulations et qui encore une fois va atterrir chez moi. Sa valise sera pleine des merveilles qu'il aura vues et qu'il voudra me faire partager. Ses yeux seront pleins de l'amour qui ne s'est jamais éteint et que nous avons renoncé à définir. Sa présence sera comme toujours l'occasion de rires, de tendresse et immanquablement de colères homériques. J'attends ce retour avec une hâte mêlée d'appréhension. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la Grande Dame à qui la vie fait la gueule. Elle vient réfugier son âme bleuie sous les coups du sort dans le giron des rares amis que le malheur n'a pas fait fuir. Sa valise sera pleine du désespoir qui la chasse de chez elle et ses yeux seront pleins de l'orgueil de celle qui a tant souffert qu'elle ne demande plus d'aide. Pour elle il me faudra déployer les trésors d'humour et de légèreté qui me restent et faire comme si cette seule énergie pouvait panser la jambe de bois qu'elle voudrait brûler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le Nouvel Ami au regard doux et à la parole sage. Le trouble qu'il provoque par l'intérêt qu'il me porte, par la proximité de nos interrogations et des réponses trouvées. La curiosité d'une nouvelle âme à aimer, d'un nouvel esprit à explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a l'Homme qui me cerne de sa tendre bienveillance. Il a trouvé dans mes défaillances l'occasion de m'offrir ce que j'ignorais désirer. Il donne l'amour sans le nommer mais connaît les mots qui apaisent les peurs et les caresses qui consolent des chagrins. Et je me surprends à chaque pas à vérifier qu'il est bien là, prêt à me rattraper si je tombe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je reste droite, debout au cœur du maelström. Capable d'accueillir ensemble la joie des retrouvailles et la peine du départ, capable d'ouvrir ma vie à ceux qui veulent y entrer parce que je suis forte de la chaleur de ma flamme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-1517829893420042033?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/1517829893420042033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/11/maelstrom.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1517829893420042033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1517829893420042033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/11/maelstrom.html' title='Maelström'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-8777982485080772586</id><published>2009-10-09T00:24:00.005+02:00</published><updated>2009-10-09T10:28:40.754+02:00</updated><title type='text'>Mozart chez les Zoulous</title><content type='html'>Vous avez-vu comme moi disparaître le soleil ces derniers jours.. ne cherchez plus, il est au théâtre du Châtelet jusqu'au 18 octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs de musique, notamment d'opéra et tout spécialement de Mozart connaissent par coeur l'oeuvre la plus populaire de la 2e moitié du XVIIIe siècle, j'ai nommé "La flûte enchantée". Un peu comme un Starmania de l'époque, cet opéra a été un véritable "arbre à tubes". Aussi, il est difficile pour le connaisseur de se laisser surprendre..&lt;br /&gt;Jusqu'à cet improbable "Impempe Yomlingo".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être tout à fait honnête, j'y allais un peu en traînant les pieds.. Grosse journée, grosse fatigue, voire léger blues, j'avais plutôt une grosse envie de pizza/télé/couette.. Mais j'étais attendue par ma maman, Mozart et l'Afrique.. grosse affiche!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En piste, donc!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://everydayopera.blog.so-net.ne.jp/_images/blog/_a09/everydayopera/m_magicflute2-c3dec.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 204px; height: 250px;" src="http://everydayopera.blog.so-net.ne.jp/_images/blog/_a09/everydayopera/m_magicflute2-c3dec.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l'ouverture on est dans le bain.. Un chef, pieds nus et en treillis mais baguette à la main, dirige en sautillant un orchestre de balafons. Chaque note, chaque nuance et chaque intention y est, tout Mozart en percussions.. et mon jeudi morose se transforme déjà en sourire béat.&lt;br /&gt;En fait, du début à la fin, la partition et le livret sont scrupuleusement respectés. Les paroles sont traduites et chantées en anglais et en xhosa mais loin d'en souffrir, le phrasé y gagne une nouvelle fraîcheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène, la distribution et les arrangements rendent à cette grande oeuvre le rang suprême qu'elle n'aurait jamais dû quitter de divertissement populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai frôlé le fou rire en écoutant chanter Papageno et ses "Birdies", la puissance comique de ce Papageno est tout simplement sensationnelle!&lt;br /&gt;Les esprits-guides apparaissent en revival de la Motown des 60's façon Supremes (elles s'appellent d'ailleurs les "Spirits") et plus tard en nuisettes roses et ont un sacré swing.&lt;br /&gt;Pour la première fois (j'ai vu cet opéra sur scène une dizaine de fois en vingt ans), même le romantisme un peu mièvre de Tamino et Pamina ne m'a pas fait plisser le nez. &lt;br /&gt;La sérénité de Sarastro et la colère de la Reine de la Nuit se diffusent avec la même énergie, sans pour autant tomber dans le manichéisme que j'ai souvent eu l'occasion de regretter dans les versions classiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interprétation est donc réussie quoiqu'elle présente parfois quelques faiblesses vocales que l'on aurait du mal à pardonner à des interprètes lyriques. Mais les pièges sont détournés avec grâce et même une certaine astuce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.ticketac.com/upload/spectacle/photo/Flutenchanteechatelet2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 240px;" src="http://www.ticketac.com/upload/spectacle/photo/Flutenchanteechatelet2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le grand air de la reine de la Nuit, peut-être le plus célèbre et le plus difficile de tout l'art lyrique, toujours très attendu, est audacieusement négocié par son interprète : certes, elle peine un peu sur le staccato mais s'en sort en jouant les nuances, et surtout sur la grande vocalise liée, elle parvient à chanter chaque note en modifiant légèrement la mesure. Un moment finalement très émouvant car l'écueil est magistralement contourné et sublime le génie de l'écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène est également un tour de maître puisque chaque protagoniste est à la fois musicien, chanteur et danseur et les postes s'échangent au fil des scènes en un ballet virevoltant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de ballet, les scènes chorégraphiées, si chères au compositeur sont ici un régal pour les yeux. La danse africaine est chez elle en mozartie et très bien servie par des costumes traditionnels flamboyants de couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rends compte en écrivant qu'aucun mot ne saurait décrire la chaleur et la jubilation contagieuses de ce spectacle. Aussi, je m'en tiens là et prends le pari que vous aussi aurez envie de sauter du velours rouge des sièges pour danser frénétiquement au rythme des tam tam de Mozart.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-8777982485080772586?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/8777982485080772586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/10/mozart-chez-les-zoulous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8777982485080772586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8777982485080772586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/10/mozart-chez-les-zoulous.html' title='Mozart chez les Zoulous'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-7322675853062875403</id><published>2009-10-04T23:21:00.002+02:00</published><updated>2009-10-05T00:06:55.797+02:00</updated><title type='text'>De l'art délicat d'être une fille</title><content type='html'>J'ai toujours cru que j'étais une fille : chromosomes XX, OK ! seins, fesses, hanches, OK ! cycle tout bien régulier, OK! art consommé de la séduction à l'ancienne, battements de cils, effleurements, feinte indifférence puis abandon, OK! Une fille, une vraie, avec toutes les options. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que.. (ben oui, forcément!)&lt;br /&gt;Depuis quelques jour et sous l'effet d'un petit traitement médical, je découvre un monde jusqu'ici insoupçonné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr il m'était arrivé d'observer chez mes congénères quelques inexplicables changements d'humeurs, pleurs intempestifs et emportements éruptifs, nervosité extrême et injustifiée, toutes sortes d'étranges symptômes que d'aucuns qualifieraient de poussées d'hormones..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais moi? Moi qui viens de passer vingt ans à apprendre à maîtriser sinon mes émotions du moins leur expression ? Moi qui me fais un orgueil d'affronter toute épreuve avec philosophie et placidité ? Moi qui ai mis toute ma dignité à survivre à mon père ? Moi qui ai pu garder les yeux secs quand les larmes coulaient de ceux de mon amour qui pourtant me quittait? Pouvais-je subir l'assaut des mêmes débordements hormonaux et faiblir ??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naïve fillette! Un petit cachet tous les matins pendant 3 semaines.. &lt;br /&gt;Au terme de la première, me voilà ravalée au rang de boule de nerfs! Limite au bord des larmes à la moindre contrariété. Défoulant mon angoisse d'origine inconnue dans une frénésie ménagère quasi contre-nature. Et ne trouvant la paix que dans le regard compatissant et l'étreinte des grands bras de l'Homme.. (merci pour les câlins !)!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fichtre ! Quelle  est cette condition qui donne prise sur moi à la laideur, à la frustration, à l'angoisse, à la beauté, à l'amour, à l'Autre ? Je suis bien trop fragile pour le maelström émotionnel ! Je veux retrouver ma liberté, ma lucidité, mon calme, ma raison, mon extravagance et mon contrôle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si être une fille est à ce prix, je ne serai que Moi, ça me suffit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-7322675853062875403?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/7322675853062875403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/10/de-lart-delicat-detre-une-fille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/7322675853062875403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/7322675853062875403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/10/de-lart-delicat-detre-une-fille.html' title='De l&apos;art délicat d&apos;être une fille'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-8479250151662051551</id><published>2009-09-26T14:04:00.003+02:00</published><updated>2009-09-26T15:17:10.761+02:00</updated><title type='text'>A plusieurs..</title><content type='html'>Je viens de voir dans ma boîte à images un reportage qui m'a fait bondir..&lt;br /&gt;Jugez un peu.. un groupe américain de post-hippies qui lors de week-ends champêtres dansent la farandole en pagnes et colliers à fleurs et se masturbent collectivement dans la salle polyvalente du village.. L'effet papillon pour ne pas la citer est habituellement une émission que j'affectionne, décalée, effrontée, et généralement plutôt fâchée avec les clichés. Pourquoi donc aller chercher si loin des polyamoureux caricaturaux qui ne peuvent qu'alimenter le mépris goguenard de la bienpensante société monogame?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le polyamour n'est que le nom, découvert récemment, d'une réalité pour moi bien plus ancienne.. je dirais même originelle.&lt;br /&gt;Aussi loin que je me souvienne, mes relations amoureuses n'ont jamais souffert une exclusivité de principe. A quelques rares exceptions près, lorsque je vis une relation amoureuse, si stable et intense soit-elle, elle n'exclut jamais de pouvoir mener parallèlement d'autres relations, affectives, romantiques, sensuelles, passionnelles même,avec d'autres partenaires que mon amoureux principal et préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fieffée s..! me direz vous.. et pas très originale: qui n'a jamais "trompé" son mec?&lt;br /&gt;Sauf que je ne trompe personne. Je ne me suis jamais cachée aux yeux de mes compagnons, principaux ou secondaires, de ma conception de la vie et du couple.&lt;br /&gt;Je ne me sens pas "lésée" en soi par la relation de mon amoureux avec une/un autre, pas plus que ma relation avec un/une autre ne le lèse en soi. Certes je peux souffrir de me sentir délaissée, lorsque dans l'excitation d'une rencontre ou les affres d'une séparation, je ne suis plus l'objet principal de ses pensées. Mais je suis consciente aussi que ces relations alimentent notre histoire en ce sens qu'elles le construisent et lui apportent un regard sur lui-même différent du mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette façon de vivre et d'aimer m'est aussi simple et naturelle qu'une monogamie exclusive (et souvent agrémentée de coups de canif dans le contrat) pour la plupart des gens. Le plus compliqué finalement, c'est cette incompréhension mêlée d'incrédulité dans l'oeil de mes interlocuteurs "monoamoureux". Les questions les plus fréquentes tournant évidemment autour de la jalousie, il leur semble inconcevable que je n'éprouve pas le besoin d'être la seule relation de mon partenaire pour m'en sentir aimée. Il leur paraît plus improbable encore que le partenaire en question se satisfasse de la situation et ne se sente pas "dépossédé" lorsque d'autres personnes partagent ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mises au point me semblent donc nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'appelle mon amoureux et qu'il me demande de rappeler plus tard parce qu'il est en galante compagnie, je lui souhaite une bonne soirée et reprends mon bouquin, mon boulot ou toute autre activité, sans que cela me trouble le moins du monde. Il ne s'agit pas d'indifférence, je suis folle de mon amoureux, il s'agit de respecter son intimité et sa liberté. Par ailleurs, je n'ai aucune imagination et ne suis donc pas harcelée par l'image de ces mains aimées caressant un autre corps.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'éprouve pas le besoin de nouer d'autres relations PARCE QUE mon chéri a quelqu'un dans sa vie. Chacun de nous mène ses histoires selon son propre rythme.&lt;br /&gt;Lorsque je rencontre quelqu'un qui me plaît et réciproquement, pas un instant cela ne remet en cause mon histoire principale. Et si, comme cela peut arriver, quoique rarement, le nouveau venu souffre de la situation, eh bien il vient d'apprendre qu'il n'était pas polyamoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne souffre d'aucune pathologie affective ou sexuelle qui me pousse à multiplier histoires et partenaires. Je me laisse guider au gré des flots par la vie et ses rencontres et donne à chaque relation que je noue la possibilité d'aller au bout de ses potentialités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je respecte et me sens respectée dans ma liberté, ma conscience de moi-même et de l'autre et dans les principes éthiques qui régissent ma vie lorsque personne ne prétend mieux que moi-même connaître la façon dont j'aspire au bonheur et à l'épanouissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne génère-t-il pas des conflits au sein de mon couple? &lt;br /&gt;Ce que cela génère, ce sont des discussion, des réflexions, des introspections, et si des conflits apparaissent ils portent sur la relation que nous vivons à deux, en aucun cas les relations extérieures ne doivent être un obstacle à notre histoire.. et si c'était le cas, ce serait simplement le symptôme d'un dysfonctionnement interne du couple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc éprouvé-je le besoin d'une révélation publique? &lt;br /&gt;Parce que je ne vois aucune raison de me cacher mais qu'en revanche le côté "freaky lovers" et hippies échevelés me paraît quelque peu réducteur. Le polyamour n'est ni plus ni moins qu'une alternative à la monogamie exclusive et possessive et j'estime que, comme toutes les alternatives aux comportements communément admis par notre belle société judéo-chrétienne, celle-ci mérite d'être exposée, démythifiée et débattue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime pleinement, passionnément, respectueusement mes amours, mes amants et mes amis (et je ne danse pas la farandole en collier à fleurs, ni ne me masturbe en public, non mais!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-8479250151662051551?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/8479250151662051551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/09/plusieurs.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8479250151662051551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8479250151662051551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/09/plusieurs.html' title='A plusieurs..'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-8434106382539615636</id><published>2009-03-22T20:29:00.003+01:00</published><updated>2009-03-22T22:10:41.343+01:00</updated><title type='text'>Lettre à mon arbre</title><content type='html'>Voilà un an qu'un arbre me pousse dans la tête.&lt;br /&gt;Un arbre hors du commun, bien sûr (puisqu'il est dans ma tête), qui à peine planté jetait déjà sur moi l'ombre protectrice et apaisante de ses branches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses premières racines sont nées dans les souvenirs de l'enfance, dans la chaleur du sol d'Afrique sous mes pieds alors qu'une main immense serrait fermement la mienne et enroulait son petit doigt autour de mon poignet. Elles sont nées de chants grégoriens auxquels je ne comprenais rien mais dont la gravité, de même que le vieux livre noir dont ils étaient issus, m'inspiraient un respect mêlé de fascination. Elles sont nées dans les massages de genoux au retour du tennis dominical. Elles sont nées dans l'étreinte, le regard, l'odeur, la voix, dans le rire qui ne résonne plus qu'à quelques mémoires privilégiées.&lt;br /&gt;Elles sont nées dans l'empreinte de ce que l'arbre était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce fertile terreau, sitôt l'arbre planté, les racines se sont érigées en un beau tronc solide, à l'écorce encore tendre qui laisse deviner sa volonté de grandir encore. Ce tronc n'est que force immobile, silencieuse, mais en permanence alimentée par le respect, le soutien, la compassion, la bienveillance, en un mot l'amour des miens. C'est au pied de ce tronc que peuvent s'adoucir l'orgueil, éclater les joies et enfin, la pudeur du chagrin suspendre son combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les branches s'épanouissent dans leur majesté, aussi larges et riches que le fut ta pensée. Chaque frémissement des feuilles me souffle par bribes l'écho de ta sagesse. Et lorsque la tempête menace d'emporter avec elle ma raison, ma volonté et mon espoir, je me réfugie sous l'aile immense du souvenir de la confiance gagnée, de l'harmonie conquise, de notre merveilleuse quoique tardive complicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, mon arbre, depuis un an que tu résides dans ma tête, je me permets de te faire part de ce que tu m'as inspiré. &lt;br /&gt;J'ai soutenu maman du mieux que je le pouvais, j'ai aimé mes amis, travaillé dur, veillé sur mes principes, réalisé des rêves, en ai formulé d'autres, vu les États-Unis élire un président noir, aidé des gens, beaucoup ri, pas mal pleuré aussi.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un homme est entré dans ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Encore?" me diras-tu..&lt;br /&gt;Encore, oui.. Enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai connu le regard qui caresse, la voix qui enrobe, la douceur, la tendresse, la connivence, l'intelligence, la chaleur, l'attente, la douleur, l'espoir..&lt;br /&gt;Et à côté de toi mon arbre, regarde, un autre arbre commence à pousser, en fait ce n'est encore que l'idée d'un arbre.. il prendra ses racines dans l'avenir et déjà, j'attends de pouvoir m'adosser à son tronc de confiance et de me reposer à l'ombre de ses branches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon Papa.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-8434106382539615636?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/8434106382539615636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/03/lettre-mon-arbre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8434106382539615636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8434106382539615636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/03/lettre-mon-arbre.html' title='Lettre à mon arbre'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-8911568119070487290</id><published>2009-03-04T01:23:00.002+01:00</published><updated>2009-03-04T02:03:21.657+01:00</updated><title type='text'>Le Beau et le Terrible</title><content type='html'>Son regard s'est jeté sur moi. &lt;br /&gt;Son regard étiré, perçant, ocre et brillant, un de ces regards à double détente qui à la fois vous perce et ouvre une porte sur lui-même,  m'a interceptée à l'instant où je levais les yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouvement suspendu, temps suspendu, univers figé jusqu'à ce qu'un passant me bouscule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pris un café, puis dîné, puis repris un café, nous nous sommes racontés, épluchés, effeuillés jusqu'à la moelle de l'âme, dévoilant, selon son terme, "nos petites laideurs" et dans un instant de lucidité je découvris qui se trouvait en face de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré Dorian Gray. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas le genre blondinet dandy à la Wilde, le vrai Dorian Gray. Celui qui a survécu à la lame, survécu à la destruction de son avatar, survécu à ses propres laideurs et qui redevient beau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'il est extraordinairement beau. Un cas d'école. Le visage fin, racé, les yeux hypnotiques, cet homme exhale sa beauté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au fil du récit, je reconnais tous les ennemis de Dorian, l'orgueil, la colère, la luxure, mais aussi le brio qui dans l'ennui devient pire qu'un vice, une arme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sûr la beauté. En elle-même elle est son ennemi le plus acharné puisqu'elle donne l'illusion de l'impunité. Elle résiste longtemps au poids des turpitudes. Elle ne s'altère qu'à la chute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute de Dorian Gray pour ne pas lui avoir coûté sa vie, lui a coûté son sourire, sa silhouette, sa démarche, la finesse de ses mains, la ligne de son nez, beaucoup d'argent, mais pour ce prix, il a regagné son âme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était trop facile, cher Oscar, de laisser mourir Dorian avec son reflet. Il n'aura jamais eu l'occasion de souffrir, de se relever, de se repentir. C'est lui ôter toute possibilité de rédemption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi loin que ses routes l'aient mené, mon Dorian Gray en est revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réflexion se matérialisa par quelque chose du genre : &lt;br /&gt;"Je te trouve effroyablement beau" (oui, bon, ça rend mieux à l'écrit..)&lt;br /&gt;Et il me cita Rilke en me plantant ses yeux dans le front :&lt;br /&gt;"Le Beau est le commencement du terrible".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève mon verre au courage, à l'humilité, à la beauté déchirante et déchirée, je lève mon verre à Dorian Gray.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-8911568119070487290?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/8911568119070487290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/03/le-beau-et-le-terrible.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8911568119070487290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/8911568119070487290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/03/le-beau-et-le-terrible.html' title='Le Beau et le Terrible'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-299266320537705948</id><published>2009-02-15T15:10:00.002+01:00</published><updated>2009-02-15T16:25:15.867+01:00</updated><title type='text'>Running Valentines</title><content type='html'>Samedi 14 février, 23h..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je sors de la radio et rentre à la maison où personne ne m'attend. Je n'espère qu'un cadeau de la soirée.. le plateau de sushis que j'ai commandé en quittant le bureau. Rien de bien excitant.. mais rien de déprimant non plus..&lt;br /&gt;En sortant du métro, j'aperçois un couple d'amoureux devant la pharmacie du coin de ma rue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont 20 ans, tout au plus. Ils ont l'air de sortir tout droit du lycée, leurs gestes sont gauches et mal assurés. Ils sont en pleine négociation avec un distributeur de préservatifs accroché au mur. L'impression d'avoir surpris sans le vouloir leur intimité me fait baisser les yeux, pas assez vite toutefois pour ne pas remarquer leurs joues rosissantes et l'élasticité de la courte distance qui les sépare. Ils se regardent mais ne se touchent pas.. encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à remonter la rue quand j'entend leurs pas rapides derrière moi. Je me décale légèrement, le trottoir est étroit, pour leur laisser la place d'avancer de front. A peine m'ont-ils dépassée d'un mètre que j'entends nettement le murmure du jeune garçon : "On court?". Dans cette question si simple est contenue toute la tension et l'urgence de leur désir. Ils se mettent à courir en riant, main dans la main et disparaissent en quelques secondes dans l'obscurité du bout de la rue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sourire complice a flotté sur mon visage tout le reste du trajet, j'avais reçu un beau cadeau de St Valentin puisque j'allais passer le reste de la soirée à me remémorer le temps pas si lointain où moi aussi, dévorée de désir, je courais en serrant la main d'un homme aimé vers l'abri de nos voluptés.&lt;br /&gt;Et je me réjouis de m'émouvoir encore de l'amour heureux et pressé des amoureux de la St Valentin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-299266320537705948?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/299266320537705948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/02/running-valentines.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/299266320537705948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/299266320537705948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2009/02/running-valentines.html' title='Running Valentines'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-2067343541955430126</id><published>2008-12-17T23:14:00.002+01:00</published><updated>2008-12-17T23:26:04.058+01:00</updated><title type='text'>Racine Jazz</title><content type='html'>Elle a eu mille vies, elle a le verbe haut et le rire clair, elle a l'œil qui s'illumine à la simple évocation de l'une de ses nombreuses passions, elle vous accueille dans sa vie au premier regard et ne vous oublie jamais. Elle a la générosité de ceux qui savent la richesse d'une rencontre, d'un rire, d'une émotion ou d'un souvenir. Elle a hérité de son père le charisme, l'enthousiasme, le partage et la plus belle collection de films de jazz de l'histoire du cinéma. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a fait partager hier soir, et pour la deuxième fois, une partie de son trésor. Les spectateurs du Racine et moi-même l'en remercions infiniment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connaissez-vous le bonheur que procure la fraîcheur de ces débuts du cinéma ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes aujourd'hui cernés d'images de professionnels de l'image. Avant même de maîtriser son art, le musicien du XXIe siècle a déjà réfléchi à son « plan de com », à son meilleur profil, à ce qu'il dira de lui ou pas lors de sa première interview, à la façon dont il s'y prendra pour que ce ne soit pas la dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en 1927, l'image n'est pas encore le fantasme du musicien. Le musicien n'est pas encore comédien. Il ne joue pas avec la caméra mais avec le public, fût-il constitué du seul cameraman. &lt;br /&gt;En 1927, le musicien jaillit de l'écran et vous prend par la main, il ne sourit qu'à vous et sa joie est la vôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques années que je fréquente les festivals de jazz, j'ai rencontré quelques unes de mes idoles, je les ai interviewées, j'ai touché du doigt l'aura du génie, j'ai même chanté avec l'une d'elles, et pourtant jamais aucune ne s'est assise sur mes genoux comme l'a fait Count Basie, aucune n'a dansé avec moi comme Joséphine Baker, aucune n'a pleuré dans mes bras comme Billie Holiday et aucune ne m'a fait rire comme Lionel Hampton.. hier soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mes amis, j'ai passé ma soirée d'hier avec des légendes immortelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'étais pas au cinéma, non, j'étais assise à une table du troisième rang du Cotton Club, admirant l'œil de velours et  le sourire en coin du Duke, pleurant de rire lorsque Sugar « Chile » Robinson braquait du haut de ses sept ans deux faux revolvers dans le dos de Count Basie, s'installait au piano à sa place et nous chantait « Please, Mr Teacher, don't let me out of school », ou me demandant si oui ou non le pianiste de Lionel Hampton allait finir par s'envoler de son tabouret.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais en 1951 et je me demandais si le plateau d'un des danseurs de claquettes fous allait m'atterrir sur la tête. &lt;br /&gt;J'assistais à la plus mythique Jam Session de l'histoire de la musique.&lt;br /&gt;Je me laissais mourir, bercée par la « Black Tan Fantaisy » de Duke Ellington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais en 1959, et Billie Holiday, épuisée, émaciée, abîmée d'avoir trop vécu, Billie à quelques mois de sa fin, me chantait « Strange Fruit » et changeait ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être mes lecteurs (prétentieux pluriel!) ne partagent-ils pas ma passion pour le jazz, mais je leur souhaite des passions qui leur procurent une gamme d'émotions aussi vaste, un plaisir aussi jubilatoire qu'un Cab Calloway dansant en pyjama de soie entre les couchettes d'un wagon-lit ou qu'un Louis « Satchmo » Armstrong jouant de sa trompette à s'en péter les joues. &lt;br /&gt;Je leur souhaite d'être bouleversés aux larmes par une Nina amoureuse ou une Billie au bord du gouffre, je leur souhaite d'aimer un jour une coquine Ella ou un suave Duke.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, et en un soir, j'ai pris une dose massive de toutes ces émotions, et chanceuse passionnée que je suis, la magie s'est prolongée le temps d'un dîner en face de la Bonne Fée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour la remercier de l'intense plaisir que ce fut de la retrouver et dans de si merveilleuses circonstances que je dédie ce billet à Josette Milgram, dealeuse de bonheur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-2067343541955430126?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/2067343541955430126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/12/racine-jazz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2067343541955430126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/2067343541955430126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/12/racine-jazz.html' title='Racine Jazz'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-1542073722625026486</id><published>2008-11-19T21:09:00.003+01:00</published><updated>2008-11-19T22:52:20.554+01:00</updated><title type='text'>Du muscle!</title><content type='html'>Je me suis toujours demandé à quoi pouvait ressembler la vie intellectuelle d'un bodybuildé.&lt;br /&gt;Bon, avant de prendre des tomates pour crime de préjugés anti gros biceps, j'admets qu'il doit certainement y en avoir qui pensent. Je n'en ai juste jamais rencontré.&lt;br /&gt;En général, le bodybuildé ne sort jamais sans sa fitness girl, chacun son royaume, aussi je ne pouvais m'interroger que de loin.&lt;br /&gt;Mais -et là me direz-vous, la vie est bien faite- j'ai fini, ô joie! par en coincer un pour toute une soirée au cours de mes tribulations célibataires.&lt;br /&gt;Le spécimen qui m'est échu était parfait! Un archétype!&lt;br /&gt;Grand, brun, le textile moulant, la mèche gominée, le poil soyeux, la truffe fraîche, non, je m'égare.. et le regard... vide comme mon frigo après une semaine de nouba, c'est dire!&lt;br /&gt;Quant aux gros muscles sculptés dans le marbre,  ils étaient tous là. Il n'a évidemment pas manqué de me les faire compter!&lt;br /&gt;Mais j'anticipe.. revenons à cette rencontre mythologique, genre Sand et Musset, Sartre et Beauvoir, Boule et Bill.. La rencontre d'X et moi était inscrite dans les étoiles.&lt;br /&gt;J'étais arrivée en avance (une fois n'est pas coutume) au café fixé pour le rendez-vous, histoire d'assister à son entrée. Je n'ai pas été déçue..&lt;br /&gt;Grand comme une montagne, il avançait en conquérant, le torse bombé et les jambes juste assez écartées pour ne pas s'écraser les noisettes entre des cuisses grosses comme des baobabs.&lt;br /&gt;Déjà, mesquine que je suis, je me régalais!&lt;br /&gt;Lorsqu'il est arrivé à ma table, j'ai eu juste le temps de m'affliger de l'odeur acide et boisée d'une eau de toilette qu'il devait avoir confondue avec sa lessive tant l'odeur rayonnait autour de lui, avant qu'il me donne deux coups de boule latéraux en guise de bonjour.&lt;br /&gt;Il s'installa en face de moi dans un confortable fauteuil club en soupirant d'aise, sans doute de pouvoir enfin libérer ses cerises de leur étau, et me lança joyeusement : "quel temps de chiotte!"&lt;br /&gt;J'étais conquise!&lt;br /&gt;Assez rapidement, et pour ne pas lui laisser le temps de me sortir toutes les banalités du répertoire, j'entrai dans le vif du sujet.&lt;br /&gt;-Tu as l'air en forme. Tu es très sportif?&lt;br /&gt;-Ouais, je suis culturiste.&lt;br /&gt;-(Tu m'en diras tant!) Depuis longtemps?&lt;br /&gt;-Dix ans. Un jour j'en ai eu marre d'être le bon gros de service, je suis entré dans une salle et j'en suis plus ressorti.&lt;br /&gt;-(Tu m'étonnes!) Et maintenant, tu te plais?&lt;br /&gt;-Bah oui, c'est quand même plus beau comme ça! Au lycée on m'appelait Bouboule! C'est comme une revanche sur ceux qui se moquaient de moi. Et puis, les nanas...&lt;br /&gt;-Oui? (Oh oui! raconte!!)&lt;br /&gt;-Ben elles adorent toucher. Surtout les tablettes de chocolat. Tu veux voir?&lt;br /&gt;-... (là, bouche bée qu'il m'offre de se dépoiler en plein café après 10 minutes de conversation, j'ai pris mon courage à deux yeux) Montre moi.&lt;br /&gt;-... (Il montre, le bougre!)&lt;br /&gt;-Très joli!&lt;br /&gt;Et sinon, tu as des passions dans la vie?&lt;br /&gt;-Ben, pas trop. Ce genre d'oeuvre d'art, ça prend du temps (sic!)&lt;br /&gt;-Je vois, oui..&lt;br /&gt;Bon, je vous épargnerai les détails d'une conversation qui consternerait quiconque ne fait pas une thèse de sociologie ou de psychiatrie sur la communauté culturiste.&lt;br /&gt;Toujours est-il que j'ai eu la réponse à ma question. Le cerveau du bodybuidé a migré quelque part entre ses biceps et ses abdominaux pour ne plus jamais réintégrer sa place originelle.&lt;br /&gt;Et s'il s'en est retourné déçu (ou pas) que ses reliefs ne m'eussent pas plus inspirée que ça, je repartais quant à moi riant déjà de la belle épitaphe dont il doit rêver :&lt;br /&gt;"Il était musclé".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-1542073722625026486?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/1542073722625026486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/du-muscle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1542073722625026486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1542073722625026486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/du-muscle.html' title='Du muscle!'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-1341373902027964022</id><published>2008-11-18T01:36:00.003+01:00</published><updated>2008-11-18T01:50:16.196+01:00</updated><title type='text'>Rosa Bonheur</title><content type='html'>C'est un petit coin de musique et de couleurs dans un petit coin de verdure parisienne.&lt;br /&gt;C'est une soirée fraîche et humide où les filles et les filles, les garçons et les garçons ou pas, ou plus, rient, boivent, dansent, ou pas, ou plus.&lt;br /&gt;Comme souvent quand tant de monde et de bruit, je me sens décalée jusqu'au moment déclic, sous la pluie, clope au bec, où une question me tombe sur le coin de la tronche. Elle vient d'un des rares connus. Quelques semaines avant, il m'avait lâché, sibyllin, l'air de ne pas y toucher, "j'ai beaucoup à apprendre de toi", avant de tourner les talons.&lt;br /&gt;La vanne est ouverte, l'invitation trop belle, nous philosopherons jusque tard dans la nuit. Moment précieux d'échange, sous les étoiles, sur une butte, un peu de pensée brute.&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'un bonheur? Une fête ? une coupe ? une danse ? un baiser ? un regard ? Tout ça peut-être, mais pour moi, avant tout une question, une intelligence, une incursion furtive dans le mystère du monde par le seul instrument de nos petites idées.&lt;br /&gt;Une pensée, clope au bec, sous la pluie.&lt;br /&gt;Merci Rosa.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-1341373902027964022?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/1341373902027964022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/rosa-bonheur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1341373902027964022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/1341373902027964022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/rosa-bonheur.html' title='Rosa Bonheur'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-5583661930709272172</id><published>2008-11-05T12:15:00.004+01:00</published><updated>2008-11-05T16:33:44.249+01:00</updated><title type='text'>Yes they did!</title><content type='html'>Papa, où que tu sois, j'espère que tu vois ça sur écran géant!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-5583661930709272172?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY' title='Yes they did!'/><link rel='enclosure' type='' href='http://fr.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/5583661930709272172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/yes-they-did.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/5583661930709272172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/5583661930709272172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/yes-they-did.html' title='Yes they did!'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8727951606408383251.post-3164751757113679634</id><published>2008-11-04T11:29:00.007+01:00</published><updated>2008-11-04T14:57:19.898+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Noir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Métis'/><title type='text'>Say it loud!</title><content type='html'>L'heure est solennelle, le moment historique, non pas parce qu'en ce jour je publie et j'expose pour la première fois sous vos yeux ébahis les fruits les plus goûteux de ma pensée unique (vanitas vanitatum), mais parce qu'outre-océan se prépare une (r)évolution fondamentale de la société occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, me direz-vous, ne pas attendre d'être certaine de l'issue du combat pour crier victoire ?&lt;br /&gt;Parce que précisément, la victoire est dans le combat lui-même.&lt;br /&gt;Parce que déjà résonnent à ma mémoire ces vers de Baudelaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Race d'Abel voici ta honte&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Le fer est vaincu par l'épieu&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Race de Caïn au ciel monte&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Et sur la Terre jette Dieu*&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*Les Fleurs du mal, Révolte, Abel et Caïn.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce possible? Il est... NOIR???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, une précision me semble nécessaire.&lt;br /&gt;Non, il n'est pas noir, ni afro-américain, il est métis!&lt;br /&gt;Ces Américains ont tendance à voir le Noir partout.. selon les vieilles lois racistes des Etats du sud, vous êtes noir dès lors qu'une "goutte de sang noir coule dans vos veine". Aux dernières nouvelles, le sang ne devient noir que lorsque justement il ne coule plus nulle part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Métis, donc, fils d'un immigré kenyan et d'une jolie blonde bien de chez eux. Mieux encore, né à Hawaï et élevé par blanche mère-grand (R.I.P.).&lt;br /&gt;Si le raciste de base considère le Noir comme inférieur du seul fait de la pigmentation de sa peau, il voit le Métis comme le fruit toxique d'une alliance contre nature. Le Noir, tout inférieur qu'il est n'en est pas moins "pur", le Métis est une corruption.&lt;br /&gt;Coupable, le Métis, d'être l'incarnation et la preuve vivante de l'absurdité des théories racistes.&lt;br /&gt;Capable, aujourd'hui pourtant d'incarner les valeurs dont se réclame la nouvelle génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque ma prof d'Histoire de Terminale, Mme Petit, pour ne pas la nommer, claironna devant sa classe bigarrée de littéraires :"Le problème des métis est que, ne pouvant se réclamer d'aucune appartenance raciale, ils n'ont pas de repères, pas de racines, pas de culture",&lt;br /&gt;elle vit 38 des 44 élèves présents se lever calmement, ranger leurs petites affaires et sortir sans un mot, répondant à la bêtise par le mépris.&lt;br /&gt;Tous métis! Franco-espagnols, franco-suédois, franco-marocains, franco-germano-lituaniens, franco-sénégalais, franco-serbes, franco-arméniens, franco-congolais... Tous bien conscients de la diversité de leurs racines, de la solidité de leurs repères et de la richesse de leurs cultures. Témoignages vivants de la propension française (entre autres) au mélange.&lt;br /&gt;Pauvre Mme Petit, les bourgeois parisiens n'étaient plus ce qu'ils auraient dû, et les Américains ne sont plus ce qu'ils étaient..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, ne nous leurrons pas, nous sommes aussi ce que les autres voient en nous..&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, de père congolais et de mère française, je suis l'heureuse propriétaire d'une peau couleur café agrémenté selon la saison de plus ou moins de crème. Ce que j'en pense? C'est joli..&lt;br /&gt;Etant issue d'une famille aux pigmentations variées, je n'ai jamais perçu la moindre influence de la couleur de la peau sur la personnalité des gens qui m'entourent. Ainsi, je suis bien incapable de me qualifier en fonction de ma couleur et lorsqu'on me demande d'où je viens, incapable d'imaginer que mon derme doré soit à l'origine du questionnement, je réponds spontanément "Paris 10è", parce que l'endroit où j'ai grandi me caractérise bien plus sûrement que les exotiques latitudes auxquelles je dois mon hâle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins je dois l'admettre, à force d'être perçue par l'extérieur comme une Noire, j'ai fini par développer un certain sentiment d'identification. La simple évocation de la traite négrière et de l'esclavage me colle la nausée, je souffre avec chaque Noir tabassé, avec chaque Africain affamé, plus qu'avec n'importe quelle autre victime d'injustice. Je me sens concernée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme lors de ce dîner avec trois amis, plus précisément, mon colocataire, métis coloré comme moi, mon amoureux de l'époque, Blanc, et ma grande amie de toujours, cosmopolite et Blanche, elle aussi. Elle rentrait tout juste d'un voyage en Afrique du Sud. Il ressort de la conversation qu'à présent que l'Apartheid est aboli, les Noirs rétablis dans leurs droits, mes deux amis Blancs considèrent, de façon parfaitement rationnelle, ce pays comme tout à fait fréquentable. En revanche, les deux "assimilés Noirs" que nous sommes mon coloc et moi avons réagi de façon épidermique. NON! Même si cette société a changé, tous les Blancs de ce pays de plus de 14 ans ont été éduqués dans la conviction absolue de leur supériorité sur les Noirs. La violence de cette idée horrifie instantanément quiconque pourrait en être la vicitme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La couleur de la peau tisse bel et bien un lien, elle réunit dans une mémoire collective toutes les souffrances qu'ont subies des générations d'êtres humains, uniquement en raison de la quantité de mélanine qu'ils étaient capable de produire. Cet héritage est lourd ; à trop le revendiquer, on s'empêche d'avancer. Nous vivons en des temps où enfin nous pouvons être reconnus uniquement pour les hommes et les femmes que nous sommes. Mais sans crier vengeance, nous pouvons légitimement nous réjouir de cette reconnaissance d'un seul qui rejaillit sur tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, en cette heure solennelle, ce moment historique, qu'il gagne ou qu'il perde, pour la première et la dernière fois,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;I want to say it loud : I'm black and I'm proud!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8727951606408383251-3164751757113679634?l=dilettantrisme-mahalia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/feeds/3164751757113679634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/say-it-loud.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/3164751757113679634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8727951606408383251/posts/default/3164751757113679634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dilettantrisme-mahalia.blogspot.com/2008/11/say-it-loud.html' title='Say it loud!'/><author><name>Mahalia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06021062343748879035</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
